Ce qui est rare est cher. Et ce qu'il faut nettoyer avant d'être consommé encore plus ! Fritz Fernandes, de la Chambre de la consommation d'Alsace, s'attend à une augmentation sans précédent du prix de l'eau alors que des polluants type PFAS apparaissent de plus en plus dans les analyses.
Les habitants des environs de Colmar doivent s'attendre à une augmentation de 30%, dès cet étéOuverture dans un nouvel onglet, afin de financer de gros travaux sur les canalisations vieillissantes.
Mais l'augmentation de prix de l'eau va concerner tout le monde ces prochaines années, prédit la Chambre de la consommation d'Alsace. Il va falloir mieux nettoyer notre eau où l'on retrouve, de plus en plus, de polluants éternels type PFAS : "le nettoyage coûte extrêmement cher, affirme Fritz Fernandes. Les polluants d'origine chimique posent un très gros problème. Au delà des problèmes d'infrastructures, effectivement on a un problème structurel sur l'eau. Ça a été constaté effectivement dans le cas de différentes études qui sont menées régulièrement sur l'ensemble du bassin rhénan. On a une ressource importante, un vrai trésor sous nos pieds mais extrêmement sensible".
Pour un principe "pollueur-payeur", contre un principe "pollué-payeur"
Selon la Chambre de la consommation d'Alsace, un mètre cube d'eau du robinet coûte aujourd'hui trois à quatre euros en Alsace. "Ça pourrait augmenter à minima sur des taux équivalent à ce qu'on a dans l'ouest ou dans le nord de la France, où on est plus sur cinq à six euros le mètre cube. Et ça pourrait progresser même bien au delà. Quand on voit les travaux qui doivent être réalisés sur Saint-Louis agglomération pour affronter le problème de PFAS, ça amène à des surcoûts énormes.Ouverture dans un nouvel onglet C'est plus de 600.000 euros par an qui doivent être investis et plus de 20 millions d'euros par ans consacrés par la collectivité".
Fritz Fernandes rappelle que de nombreuses associations, dont la Chambre de consommation d'Alsace, se battent pour un principe de "pollueur-payeur" et contre une dérive vers un principe de "pollué-payeur".
Le mieux étant, de toute façon, de consommer moins d'eau. Et les consommateurs jouent de plus en plus le jeu ! "On prend de moins en moins de bains, on prend de plus en plus de douches. Pour la cuisine, ce n'est pas tellement l'eau de boisson. On est à un litre et demi sur les 145 litres qu'on consomme en moyenne par personne et par jour, c'est extrêmement minoritaire. On est sur la bonne voie. En Alsace, on est même plutôt bon sur les économies puisque contrairement au reste de la France, on est sur des seuils de consommation moins importants".



